Que faire lorsque Mario disparait au moment de la sortie d’une console Nintendo ? Facile, il suffit de faire appel au frangin Luigi. La famille, c’est là pour ça !

Une fois n’est pas coutume, le plus célèbre des plombiers n’était donc pas présent au line-up de la Gamecube, se faisant ainsi voler la vedette par son frère. Ce dernier a en effet gagné un château perdu au milieu de la forêt. Malheureusement, en arrivant sur les lieux, notre héros va très vite se rendre compte que la grande demeure est hantée. Comble du malheur, le brave Mario habitué à sauver le monde semble être prisonnier des lieux. Livré à lui-même, Luigi va devoir tout faire pour débarrasser le manoir de ses habitants inhospitaliers tout en secourant son frère en détresse. Pour cela, il sera heureusement aidé par le professeur Karl Tastroff qui lui fournira un aspirateur à fantômes.

La méthode pour utiliser cet accessoire est simple. Vous devez tout d’abord éclairer l’ectoplasme à l’aide de votre lampe torche pour l’immobiliser et faire apparaitre son cœur. Une fois cette manœuvre effectuée, vous pourrez alors l’aspirer tout en utilisant le stick C dans la direction opposée à celle où se dirige votre adversaire. Attention toutefois, car certains d’entre eux nécessiteront de se creuser les méninges pour faire apparaitre leur cœur. Chaque partie du manoir sera gardée par un boss que vous devrez occire pour passer à la suivante. Chaque fantôme aspiré se retrouvera dans un tableau affiché au sein d’une galerie que vous pourrez arpenter à votre guise. Vous l’aurez compris, le soft est doté d’un gameplay original et novateur qui apportait à l’époque une véritable bouffée d’air frais au genre.

Luigi's Mansion sur Game Cube, on attendait Mario, on aura Luigi.
Luigi's Mansion sur Game Cube, on attendait Mario, on aura Luigi.

Le plus gros point fort de ce Luigi’s Mansion réside toutefois dans la haute interactivité avec les décors. Quasiment TOUS les éléments peuvent ainsi être aspirés, avec des effets vraiment splendides : nappes, bougies, poussière, toiles d’araignées, lustres… Rien ne sera à l’abri de votre folie aspiratrice. Cela peut passer pour un détail mais dans la pratique, cette liberté procure un fun sans limite tant et si bien que l’on se surprendra à aspirer tout et n’importe quoi juste pour le plaisir. D’ailleurs, aspirer des fantômes élémentaux pourra vous permettre d’interagir avec le décor, en recrachant par exemple des flammes pour allumer une bougie. Globalement, le jeu représentait à l’époque une véritable claque graphique. En plus de cette interactivité poussée à son paroxysme, la modélisation des personnages et les magnifiques décors donnent au soft un aspect très cartoon jurant avec l’atmosphère se voulant assez sombre et stressante. D’ailleurs, on appréciera de voir Luigi tout sauf rassuré au fil du jeu, la jaquette du titre étant parfaitement représentative de l’état d’esprit de notre héros. Les nombreux effets spéciaux, allant de la poussière volant majestueusement aux splendides effets de lumière (la lampe torche en tête) contribuaient grandement à faire de Luigi’s Mansion une démo technique pour la Gamecube, puisqu’aucun jeu PS2 n’avait à l’époque atteint un tel niveau de détail. Acoustiquement parlant, on est une fois encore dans le haut de gamme puisque les musiques discrètes et les voix très réussies permettront de se plonger sans retenue dans les profondeurs du manoir.

Le challenge offert par ce nouveau volet de la saga Mario pourra en décevoir certains. On est en effet bien loin de la difficulté d’un Mario Bros. Cependant, capturer tous les fantômes du manoir demandera un temps considérable aux chasseurs en herbe, qui ne lâcheront leur pad Gamecube qu’une fois cette noble quête menée à bien.
Excellent !

Luigi's Mansion en quelques mots

On aurait pu craindre que l’absence de Mario au lancement de la 128 bits de Big-N ne se fasse sentir. Fort heureusement, le frère à la casquette verte a su assurer l’intérim avec brio, tant et si bien que je serais tenté de considérer ce Luigi’s Mansion comme supérieur à Mario Sunshine. Ce n’est cependant qu’un avis personnel qui n’engage que moi…

La note : 5/6 (Excellent !)