Après le fiasco Burst Limit, Namco Bandaï se devait de sortir un véritable jeu estampillé DBZ sur consoles new-gen, afin de faire lâcher leur PS2 à tous les fans des aventures de Goku et consort. C'est dans ce contexte que sort DB Raging Blast un an plus tard, un jeu qui comblera à n'en pas douter les fans... du moins en partie...

Raging Blast marque donc le retour de Spike aux commandes du projet, ce dernier remplaçant avantageusement Dimps qui avait œuvré pour le précédent volet. La conséquence de ce changement de développeur saute aux yeux, et ce dès les premières secondes de jeu. En effet, là où Burst Limit s'apparentait plus à un remake HD de Budokaï premier du nom qu'autre chose, RB lorgne plus du côté de la saga des Tenkaichi. La plus notable nouveauté de ce nouvel épisode réside donc dans l'apparition (la réapparition plutôt) d'arènes beaucoup plus vastes, et d'une vue à la troisième personne conférant une grande liberté au joueur dans ses déplacements. Si le programme est alléchant, ce type de gameplay retranscrivant parfaitement les affrontements du manga, sa mise en pratique souffre de quelques agaçants problèmes nuisant beaucoup au plaisir de jeu. Le plus grave de ces derniers n'est autre qu'une gestion catastrophique des caméras, qui n'auront pas leur pareil pour perdre la boule dès lors que vous vous retrouverez dans un coin exigu. Du coup, vous vous retrouverez devant un écran vide, ne voyant aucun des deux personnages, et tentant désespérément de vous tirer de ce mauvais piège en martelant votre pauvre pad. Si ce souci est relativement fréquent dans les arènes ouvertes, il devient quasi systématique dans les environnements clos et il ne sera pas rare qu'un combat puisse être perdu à cause de ces angles de vue pour le moins rocambolesques. Ajoutez à cela des commandes ne répondant pas toujours au doigt et à l'œil, et vous obtenez un jeu qui pourra très vite verser dans une grande frustration.

Frustration qui sera d'autant plus forte du fait des énormes possibilités offertes par un gameplay d'une richesse remarquable. Quel plaisir de balancer son adversaire à une centaine de mètres, de réapparaitre derrière lui pour le frapper, de répéter l'opération une demi douzaine de fois pour terminer par une dévastatrice attaque spéciale (désormais déclenchables via les quatre directions du stick analogique droit)! Ces dernières, consommant du Ki, obligeront donc nos chers héros à recharger leur énergie régulièrement, le simple fait de frapper l'adversaire ne suffisant pas à fournir suffisamment de Ki pour un combat âpre et disputé. En effet, tout sera prétexte à vider ses réserves, du simple vol de poursuite à l'attaque ultime (attaques ultimes toutes issues du manga). Exposer ici toutes les subtilités du gameplay demanderait la rédaction d'un dossier d'une dizaine de pages. Je me contenterai donc de mentionner l'existence de contre-attaques diverses et variées, correspondant chacune à un type de mouvement de la part de l'adversaire. Ces contres nécessiteront cependant un timing millimétré à la nanoseconde pour être déclenchés, et devront donc faire l'objet d'un entrainement rigoureux avant d'être maitrisés. Fort heureusement, un tuto très complet sera disponible pour vous apprendre toutes les subtilités d'une maniabilité riche au possible!

Au coeur de Dragon Ball Z
Au coeur de Dragon Ball Z

Mais là n'est pas le seul point fort de ce DBRB. En effet, la durée de vie colossale du soft plaide largement en sa faveur, puisque le mode « Combats du dragon » retrace la plupart des combats depuis l'arrivée de Radditz sur Terre, jusqu'à l'extermination de Boo (avec quelques OAV comme celui mettant en scène le Super Saiyen Légendaire). S'y ajouteront des histoires alternatives, aux scenarii pour le moins capilotractés, mais permettant de mettre en scène des affrontements d'anthologie (quel fan de DBZ n'a jamais rêvé de connaître le vainqueur d'un combat Vegetto VS Gogeta?). Ces combats du dragon, correctement scénarisés par des discussions pendant les combats et de courtes séquences entre ces derniers, suivent un fil scénaristique aisément identifiable pour qui connait un tant soit peu l'œuvre d'Akira Toriyama. Une fois un combat terminé, il sera nécessaire de le refaire au moins une seconde fois pour remplir les trois objectif qu'il comporte. Ces derniers pourront, par exemple, consister à remporter la victoire sans utiliser d'attaque spéciale, ou bien à ne pas recharger votre Ki pendant le combat. Chaque objectif rempli donnera accès à une étoile (Mario, quand tu nous tiens), étoiles qui pourront être échangées dans la boutique prévue à cet effet afin de débloquer plusieurs bonus (tenues, nouveaux combats, musiques...). Il est cependant regrettable que les objectifs ne puissent pas être remplis dès le premier combat, puisqu'il pourra parfois être très frustrant d'avoir gagné de justesse un affrontement et de devoir le refaire une seconde fois...

A côté de cela, une pléthore d'autres modes de jeu (tournoi, arcade, survival et bien d'autres) tous aussi intéressants les uns que les autres viendront remplir de manière considérable la liste des choses à faire, au même titre que débloquer la totalité des soixante dix personnages composant le casting. Visuellement parlant, le soft marque clairement une évolution par rapport aux volets PS2 (encore heureux!), notamment au niveau de la modélisation des protagonistes et des attaques spéciales. Les décors n'ont pas profité du même soin et paraissent un peu vides et ternes, même si le fait de pouvoir en grande partie les détruire sauve quelque peu le bilan. En revanche, la bande son est une fois encore passablement ratées. Passons rapidement sur les bruitages et voix (japonaises) de très bonne facture, pour une fois de plus râler contre les musiques qui, sans être mauvaises, ne sont une fois encore pas celles du dessin animé : incompréhensible bévue que l'on espérait voir être réparée, cette absence nuit cruellement à l'ambiance générale du soft.


Dragon Ball Raging Blast
Dragon Ball Raging Blast

bon petit jeu

Dragon Ball : Raging Blast en quelques mots

Malgré ses quelques défauts, DB Raging Blast reste pour le moment le jeu DBZ le plus abouti des consoles next-gen... en attendant un Raging Blast 2 qui sera certainement un peu plus fidèle encore à l'œuvre de Toriyama.

La note : 4/6 (bon petit jeu)