La Megadrive compte un grand nombre de shoots, mais peu peuvent se targuer d'être réellement cultes et indispensables. MUSHA Aleste fait partie de ce genre rare sur la 16 bits de Sega.

MUSHA (pour Metallic Uniframe Super Hybrid Armor, rien que ça) fait partie de l'illustre série des Aleste, développée par Compile. Cet épisode est édité par Toaplan, mais ce dernier n'a à priori rien à voir avec le développement du jeu proprement dit.

Le système de power up est simple : vous disposez d'un gros robot. Ce dernier dispose d'une arme principale dont on augmente la puissance en récupérant des items estampillés de kanjis.
On dispose également d'une arme secondaire en récupérant des bonus de trois couleurs : des missiles, un laser ou encore une boule d'énergie qui sert de bouclier en tournant autour de votre vaisseau. Pour augmenter la puissance de votre arme secondaire, c'est simple : il suffit de prendre tout le temps les mêmes couleurs d'upgrade... Sauf que dans le feu de l'action, on a vite fait d'en prendre une autre. On garde alors le niveau de puissance tout en changeant d'arme.

MUSHA Aleste sur Megadrive, une référence.
MUSHA Aleste sur Megadrive, une référence.

Si vous vous faites encore toucher, c'est votre arme principale qui descend d'un cran. Lorsque vous êtes avec le petit tir de base et que vous prenez une dernière boulette, vous perdez une vie.
Grâce au score, on gagne des vies très régulièrement... Pour les perdre d'un seul coup face à un boss ou dans un passage épineux. Car lorsque l'on recommence après s'être fait défoncer, on ne dispose que de l'armement minimal. Autant dire qu'il faut aller très vite et récupérer à nouveau différents upgrades pour ne pas exploser trop vite.

Les niveaux sont très longs, et très variés. L'action est trépidante, ce qui est une marque de fabrique de la série. Les boss sont très charismatiques et souffrent tous d'un point faible qu'il vous faudra exploiter.
Le jeu dispose d'une identité qui lui est propre. Les décors oscillent entre classicisme japonais (notamment le théâtre et la mythologie, en témoigne le premier boss, carrément un temple en tant que bâtiment !) et futurisme à grands coups de méchas.

Les musiques sont tout aussi rythmées que l'action et son scrolling défilant à toute vitesse. Elles vous resteront dans la tête un sacré bout de temps.
La difficulté est bien dosée, et commence doucement. Le premier niveau est une partie de plaisir, mais au fur et à mesure de vos pérégrinations, vous allez morfler sévère.


Un rythme de jeu vraiment rapide.
Un rythme de jeu vraiment rapide.

Culte, indispensable !

MUSHA Aleste

MUSHA Aleste est totalement incontournable. Shoot vertical totalement old school, vous devez absolument l'essayer si vous êtes amateur du genre.

La note : 6/6 (Culte, indispensable !)