Je pense qu'il y a surtout eu un type de collectionneur qui a un temps nuit au marché, ce sont les ratisseurs.
Ces collectionneurs sont parti du principe que pour financer leur collection, il fallait tout ramasser et revendre plus cher ce qu'ils ne gardaient pas pour payer ce qu'ils conservaient.
J'ai longtemps été contre ce principe, pas idiot mais finalement gênant pour ceux qui comme moi, collectionnait petit à petit, au rythme de trouvailles et des envies.
Je suis à la base un joueur sur ordinateurs d'avant l'époque du PC (MSX, Atari ST essentiellement). Je collectionnais déjà les magazines Tilt, Generation 4, Joystick et autres.
Les articles de Tilt présentant des multitudes de jeux m'avais fait rêver et je tentais de retrouver les sensations d'un testeur de jeux de l'époque.
A la fin de mes études, mon père m'a offert un PC Win95 et peu après une PlayStation un mois après sa sortie.
La PlayStation était vraiment la seule console à proposer un bond technologique impensable à l'époque et elle m'a rapidement conquis a sa sortie bien loin devant la 3DO, le CDi ou l'Amiga CD32
En plus, les jeux étaient bien moins chers que sur SEGA Megadrive et Super Nintendo.
C'est en cherchant de vieux ordinateurs en brocante que j'ai acheté ma première console de collection en 1996, une CBS Colecovision avec 5 jeux.
Quelques semaines plus tard, je mettais la main sur une Atari 2600 VCS avec quelques jeux puis une Nintendo NES avec le Zapper.
Alors maintenant, 20 ans après, j'ai beaucoup de jeux, je ne gère plus ma collection (j'avais 3000 jeux il y a quelques années je pense arriver vers les 4000) et je ne sais plus si je suis un joueur ou un collectionneur. Je dirai un joueur dans l'âme mais un collectionneur dans les faits.
Pas le genre à collectionner des trucs sous blister ou à faire des fullsets, mais celui qui teste tous les jeux (enfin j'essaie

) et surtout qui cherche à dénicher des perles d'originalité, des jeux méconnus ou loufoques.
Il y a les jeux que j'aime pour leur jaquette, ceux qui sont indémodables avec un fort potentiel de re-jouabilité, ceux qu'il faut avoir mais qui me motivent pas vraiment, ceux que j'ai eu en soldes ou à très petits prix mais qui ne m'enchantent pas et surtout l'ensemble qui reflète des décennies de loisirs video-ludiques.
Il y a aussi des regrets: tous ces RPG pour lesquels je n'aurais jamais la disponibilité, tous ces jeux 3D des générations PS1/PS2/XBox dont je n'ai pas eu le temps de profiter et qui ont pris un sacré coup de vieux...
Finalement ma période retro préférée s'étale du début des années 80 au milieu des années 90. Je garde une fascination assez intacte pour les jeux les plus basiques comme Defender, PacMan, Centipède, Berserk, Burger Time... l'essence même du jeu vidéo. C'est jeux offre le même plaisir qu'un verre de cidre (une bière si vous préférez). C'est immédiat, plutôt bref, toujours plaisant et on n'y revient.