Le jeu de société Zombicide ayant fait un sacré carton, aussi bien lors de sa campagne Kickstarter qu’en termes de chiffre de vente généraux, il n’est pas étonnant de voir Guillotine Games balancer un nouveau Kickstarter histoire d’annoncer une saison 2, nommée Zombicide Prison Outbreak.

Et là encore, c’est carton plein. Les $25 000 demandés sur Kickstarter ont été atteints en à peine deux minutes, pour finir à $2 255 018. De quoi faire rêver bon nombre d’éditeurs et d’auteurs de jeu de société qui galèrent à atteindre leur objectifs.

Un principe de jeu identique : survivre ensemble


Le principe de jeu reste le même : survivre en s’entraidant. Zombicide Prison Outbreak reste donc le jeu de société coopératif qui a fait le succès du premier épisode.

Lors de votre tour, vous aurez plusieurs actions à réaliser, selon votre bon vouloir : se déplacer, ouvrir une porte, combattre, faire du bruit, fouiller ou encore échanger du matériel.

Chaque personnage disposant de capacités spéciales, vous choisirez vite votre chouchou. De plus, il est très agréable pour les habitués de Zombicide de découvrir de nouveaux personnages et de tester leurs nouvelles capacités.

Les fiches survivants.
Les fiches survivants.

Zombicide Prison Outbreak : l’extension stand alone


Zombicide Prison Outbreak peut être considéré à la fois comme une suite et comme une extension stand alone. Les plus mauvaises langues pencheront pour une extension vendue au prix fort… Mais quand on aime, on est moins regardant sur les prix non ?

La boite est toujours aussi lourde. Les habitués y retrouveront sans problème leurs petits. Au programme :
- 9 nouvelles tuiles recto / verso
- 6 nouveaux survivants, avec leurs figurines correspondantes
- 78 figurines de zombies en plastique
- 149 cartes (zombies, équipement et blessure)
- des tonnes de jetons en carton en tout genre

Le tout est toujours aussi somptueux, aussi bien dans le matériel que dans la direction artistique de l’ensemble.
Et les nouveautés, c’est quoi au juste ?
Outre un nouveau type de zombie (voir plus bas) et de nouveaux personnages, Prison Outbreak propose neuf nouvelles tuiles qui permettent de créer un bon paquet de nouvelles aires de mission.

On évolue toujours en milieu urbain, mais cette fois dans une prison. C’est l’occasion d’ajouter un élément très important dans le gameplay : les portes et les interrupteurs. Arrivent aussi des miradors, qui permettent de voir plus loin.

Une difficulté revue à la baisse


Les fiches survivants reprennent le principe initié dans la première extension (Zombicide Toxic City Mall) consistant à retourner sa fiche lorsque votre personnage a pris deux blessures. Plutôt que d’être mort, il peut continuer de jouer en zombivant via quelques ajustements de compétences.

Le plateau de jeu.
Le plateau de jeu.

Cela vient énormément faciliter le jeu, les missions étant beaucoup plus faciles à réussir que dans le Zombicide éponyme.

Du coup, les 10 missions proposées avec le jeu sont plus simples à réaliser, mais il est toujours aisé d’ajuster la difficulté. Si vous ne voulez pas vous prendre la tête, jouer avec les six personnages vous mènera presque à coup sûr vers la victoire. Si au contraire vous commencez à juste deux survivants, vous risque de gravement en baver.

Des nouveaux zombies et de nouvelles armes


Alors que Zombicide Toxic City Mall ajoutait des zombies que l’on ne pouvait pas (ou peu) flinguer à bout portant sous peine d’en prendre plein la gueule, Zombicide Prison Outbreak joue la carte inverse.

Les zombies berserkers ne craignent plus les armes à distance. Il va donc falloir jouer de la hachette, de la tronçonneuse ou encore de la batte de baseball histoire de faire le ménage.

Toutefois, Prison Outbreak garde un paquet de zombies classiques, comme dans le précédent épisode.

Quelques figurines de survivants.
Quelques figurines de survivants.

On se retrouve donc avec deux abominations : une normale et une berserker. Imaginez donc la fête que c’est lorsque les deux se retrouvent ensemble sur le plateau du jeu !

Heureusement, Prison Outbreak introduit également de nouvelles armes, avec notamment une disqueuse qui fait 3 points de dégâts… Pile poil ce qu’il vous fallait pour envoyer paître ces enfoirées d’abominations. Les cocktails molotov existent toujours, mais on se retrouve ici avec une belle alternative qui facilite la vie.


Les zombies, toujours aussi chouettes.
Les zombies, toujours aussi chouettes.



Zombicide Prison Outbreak, un jeu pour 1-6 joueurs de Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien, Nicolas Raoult, illustré par Édouard Guiton, édité par Edge pour des parties d'environ 1-2h.
Age conseillé : 10+.
culte, indispensable !

Zombicide Prison Outbreak en quelques mots

In fine, Zombicide Prison Outbreak apporte son lot de nouveautés, mais il ne conviendra qu’aux fans du premier opus. Comme ils sont nombreux - et j’en fais clairement partie - cela ne pose aucun problème.

Toutefois, les détracteurs lui reprocheront d’être un améritrash, c’est à dire un jeu de société qui privilégie l’ambiance aux mécaniques de jeu. Certes, ce n’est pas très stratégique et toute partie (malgré les nombreux scénarios) se résume la plupart du temps à fouiller / combattre / chopper les objectifs / se barrer, mais putain, c’est quand même trop bien de défoncer la gueule des zombies à grands coups de dés !

La note : 6/6 (culte, indispensable !)