Zombicide, c’est plus qu’un jeu. On pourrait dire que c’est un phénomène. Son principe limpide et très simple laisse présager d’une durée de vie quasi infinie où la lassitude n’a pas sa place… Surtout quand on a autant d’extensions de disponibles.

Zombicide, ou l’histoire d’un succès


Derrière Zombicide, on trouve Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien et Nicolas Raoult, tous trois réunis derrière la bannière de Guillotine Games. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est l’histoire d’un succès.

Tout commence par une campagne Kickstarter début 2012. L’objectif est alors de collecter 20 000 dollars. La campagne en rapportera 781 597. Et ce n’est que le début ! Les extensions suivantes rapporteront toujours plus aux auteurs, prouvant que l’engouement pour la série n’est pas un phénomène passager.

Il y a quoi dans la boite ? Des figurines. Plein.


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la boite de Zombicide est bien remplie. On y trouve de grandes tuiles de terrains, recto verso, permettant un très grand nombre de possibilités en termes de plateau de jeu. Sont également présents des dés, des cartes de jeu, des fiches personnages et tout un tas de moreaux de carton. Du classique.

Mais ce qui est le plus important dans Zombicide, ce sont les figurines. Et là, il y a le choix ! Contrairement à un jeu de type Warhammer, on ne ressent pas forcément le besoin de les peindre. Elles vont en tout cas très largement contribuer au plaisir de jeu et constituent très certainement l’une des clé du succès du jeu.

Les fiches des survivants.
Les fiches des survivants.

Une durée de vie faramineuse


La boite est fournie avec 10 scénarios, mais on en trouve des tonnes sur Internet (et via le bouquin Compendium), ce qui laisse augurer une sacrée durée de vie. De plus, jouer plusieurs fois à un scénario ne pose aucun problème, le hasard étant bien foutu et permettant l’application de stratégies très différentes.

Le principe est simple : lors de la phase des joueurs, chacun, à son tour, effectue trois actions : se déplacer, attaquer, ouvrir une porte, changer son inventaire ou effectuer une action particulière (comme prendre un objectif).

Vient ensuite la phase des zombies, qui arrivent (via des cartes tirées au hasard) sur le plateau de jeu via les bouches d’invasion. De quoi occuper les joueurs pour le tour suivant.

Du coopératif contre les zombies


Tout le sel de Zombicide, c’est son mode coopératif. La boite du jeu comprend six personnages, chacun débutant avec une capacité qui lui est propre, comme par exemple avoir une arme ou encore être insaisissable par les zombies.

Il n’est donc absolument pas question de la jouer perso dans son coin, mais de discuter avec les copains histoire de ne pas faire n’importe quoi. De plus, le fait de changer de premier jouer à chaque tour est une excellente idée et évide le syndrôme du “bon ben, puisque vous avez déjà tout fait, moi je ne fais rien” inhérent au dernier joueur.

Les figurines des survivants.
Les figurines des survivants.

Cela évite également de faire émerger un leader qui va dicter leur comportement aux autres joueurs.

Une boite à outil ludique


Il faut voir Zombicide comme une sorte de boite à outil que l’on peut faire évoluer et dont on peut, sensiblement, faire varier les règles. C’est d’ailleurs le souhait clairement avoué de ses auteurs. L’ensemble est vraiment bien équilibré et, même après de nombreuses parties, la lassitude reste aux abonnés absents… Pour peu que l’on ait accroché au principe.

Si ce n’est pas le cas et que vous préférez les jeux à l’allemande où il faut se tordre les méninges dans tous les sens à chaque tour, Zombicide n’est clairement pas pour vous.

Chaque partie vous met la pression. A chaque fois qu’un personnage flingue un zombie, il gagne un point d’expérience… qui fera régulièrement monter le niveau d’alerte ! Il suffit qu’un joueur passe au rang supérieur pour que les invasions de zombie montent d’un cran ! Autant dire qu’il va falloir se mettre d’accord pour ne pas avoir trop de différences de niveaux. Un point en plus à mettre au tableau de chasse d’un jeu qui vous force à coopérer.


Le plateau de jeu, rapidement infesté de zombies.
Le plateau de jeu, rapidement infesté de zombies.


Les figurines sont très bien faites.
Les figurines sont très bien faites.


Le Compendium, pour faire le plein de missions.
Le Compendium, pour faire le plein de missions.



Zombicide, un jeu pour 1-6 joueurs de Raphaël Guiton, Jean-Baptiste Lullien et Nicolas Raoult, illustré par Édouard Guiton, édité par Edge pour des parties d'environ 1-2h.
Age conseillé : 10+.
culte, indispensable !

Zombicide en quelques mots

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Zombicide est une sacrée réussite. Certes, il y a un gros côté commercial, les extensions et autres personnages annexes étant légion. Toutefois, il n’est pas le seul à le faire, et ces extensions sont parfaitement facultatives, le jeu de base étant assez complet pour se taper un sacré nombre de parties.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)