On ne présente plus le hit de Team 17, mais saviez-vous qu'il avait été adapté sur Super Nintendo ?

Adapté sur la fin de vie de la Super Nintendo, Worms n'aura donc pas marqué les foules lors de son passage sur la 16 bits. Il aura très certainement plus marqué les possesseurs de micro-ordinateurs, et plus particulièrement de l'Amiga, premier support à poser les bases de cette prestigieuse série délicieusement barrée.

Cette version Super Nintendo est visuellement très fidèle à l'originale. Graphiquement, c'est très fin et très lisible, malgré la très petite taille des sprites et la puissance moindre de la console.

Worms sur Super Nintendo.
Worms sur Super Nintendo.

Pour ceux qui vivent sur Mars ou dans une Atari 2600, je rappelle le principe de Worms : vous incarnez un groupe de quatre vers de terre. Le but ? Être le dernier groupe à rester en vie ! Le jeu se déroule au tour par tour, en deux, trois ou quatre équipes de quatre vers.

Lorsque c'est le tour de l'un de vos vers, vous avez, dans un temps limité, la possibilité de vous déplacer, de sauter, et enfin de tirer. L'ensemble est volontairement assez approximatif, histoire de maximiser le fun tout en ne frustrant pas trop les joueurs. En revanche, avec un peu d'habitude, on fini par vraiment maitriser cette maniabilité si particulière.

Le soucis, c'est que sur Super Nintendo, la maniabilité a été encore complexifiée. Pourtant, les six boutons de la manette auraient pu faciliter l'adaptation, mais les développeurs n'en ont rien fait. Peut-être était-ce pour coller à l'esprit bordélique d'origine ? Il ne faut pas non plus exagérer et garder un juste milieu : ici il faut pas mal chercher ne serait-ce que pour changer d'arme, et c'est bien dommage.

Pour rester dans les changements, certaines armes ont purement et simplement disparu, tandis que l'équilibrage général a été modifié. Les habitués de la version d'origine devront donc revoir pas mal de leurs acquis.
Excellent !

Worms en quelques mots

Cette adaptation de Worms prêche par une ergonomie clairement perfectible. Toutefois, cela ne suffit pas à entacher cette oeuvre inoubliable que consiste à incarner des vers de terre qui se foutent sur la gueule.

La note : 5/6 (Excellent !)