Chef d'oeuvre relativement méconnu de Treasure (pour ceux qui ne connaissent pas, sachez qu'on leur doit le fabuleux Radiant Silvergun sur Saturn), Sin & Punishment sur Nintendo 64 vaut pourtant son pesant de cacahuètes.

Tout se passe dans un Japon futuriste, qui aurait évolué de fort mauvaise façon. La surpopulation a créé de nombreuses famines, que les scientifiques ont tenté de réduire en créant de nouvelles races animales génétiquement modifiées, les ruffians. Or ces derniers ont fini par se rebeller contre leurs créateurs, les japonais. Les américains vont alors intervenir, mais à leur manière : en tuant tout le monde, éradiquant ruffians comme humains.
Une résistance s'est formée, mais elle est assez faible. Pourtant, une femme-enfant du nom de Achi émerge du lot, car elle a le pouvoir de soigner les blessures. En échange, les gens doivent lui donner un coup de main. Vous incarnez donc Airan et Saki, qui devez tâcher de trouver un moyen de vous enfuir avec l'aide d'Achi.

Le scénario est finalement assez dense, et surtout débile et drôle. Tous les menus et sous-titres sont en japonais, mais les voix sont en anglais, ce qui permet de comprendre un minimum ce qui se passe.
Le menu est assez compliqué à comprendre, mais au final, les possibilités sont limitées : faire l'aventure, ou jouer les niveaux sans forcément recommencer par le début (en outre des high scores et de la configuration, bien entendu). Après quelques parties, de nouveaux menus sont débloqués, apportant quelques fonctionnalités supplémentaires.

Sin & Punishment sur Nintendo 64.
Sin & Punishment sur Nintendo 64.

Dès le premier niveau, on est dans le bain : l'action est trépidante. Pourtant, sur le papier, un shoot 3D en vue subjective (ou plus exactement à la troisième personne, cela a son importance dans le gameplay), il n'y a pas de quoi avoir envie. En dehors de Panzer Dragoon, rares sont les représentants du genre à tirer leur épingle du jeu.
Grâce à un gameplay en béton armé, les gens de chez Treasure ont réussi à éviter l'ennui au joueur, et surtout, au fait de se sentir porté par des rails invisibles.

Vous visez avec le réticule clairement affiché à l'écran, et tirez avec la gâchette. Typique. En revanche, il vous faut également déplacer votre personnage avec les boutons jaunes de la manette, et également sauter à l'autre du bouton R.
La difficulté est très progressive, mais après deux stages, les choses sérieuses commencent. Il faut alors parfaitement bien maitriser la manette sous peine de voir sa barre de vie fondre comme neige au soleil. Et ce n'est finalement pas si évident, car le joueur y perd ses repères, puisque les touches sont inversées ! Habituellement, on déplace le personnage avec les commandes de la main gauche.

Il existe également des finesses de jeu, avec la possibilité de switcher entre une visée libre, et une visée qui locke les adversaires.
Une fois tout cela maitrisé, le jeu se termine assez vite, rappelons que c'est un shoot. Mais le plaisir de recommencer est bel et bien présent.

Techniquement, le jeu est bon, voir très bon. Tout cela grâce à des effets de lumières particulièrement bien vus, et des angles de caméras qui laissent parfois rêveur.
Quel dommage qu'il ne soit sorti qu'au Japon ! Heureusement, une adaptation (traduite en plus) est disponible sur la boutique virtuelle de la Wii.
culte, indispensable !

Sin & Punishment en quelques mots

Tout ce que touche Treasure se transforme en or. Le shoot'em up en 3D n'est pourtant pas un genre particulièrement excitant, mais avec Sin & Punishment, les développeurs ont clairement réussi à le transcender. Un must !

La note : 6/6 (culte, indispensable !)