La Sega Nomad est une Genesis portable, c'est-à-dire une Megadrive portable, Genesis étant le nom de la Megadrive outre atlantique.
La console reprend la prise en main de la Game Gear, mais avec une carrosserie très différente. Ici on garde quelques courbes, mais nous avons à faire à un design plutôt en lignes cassées, tout à fait dans la tendance des années 90.

Mais plutôt que de console portable, il serait plus vrai de parler de console transportable. Oui, elle dispose d’un écran intégré, bien entendu, mais sa taille assez imposante – mais tout de même moins que l’idée que l’on s’en fait avant de la tester – et surtout sa consommation énorme en font une console qu’il est presque indispensable de brancher.
Au niveau du branchement justement, la machine accepte l’adaptateur secteur de la Megadrive 2, ce qui est très pratique. La miniaturisation a été assez difficile a priori puisque Sega n’a pas pu mettre un compartiment pour les piles dans sa console. Il faut ainsi ajouter ce dernier derrière la console pour pouvoir jouer réellement en nomade. Mais vu la consommation faramineuse (trois à cinq petites heures seulement pour 6 piles de Type LR06), on retourne bien vite chercher l’adaptateur secteur de la Megadrive.
Au niveau de l’écran, celui que nous avons est de bonne facture, sans toutefois atteindre la qualité légendaire de celui de la Nec GT. L’écran, d’assez grande taille, est rétro éclairé. Au niveau rapidité d’affichage, il est bon mais sans plus, avec des jeux comme Sonic, les limites du taux de rafraîchissement sont dépassées, mais le tout reste jouable.

Et les jeux ? Eh bien c’est une Megadrive portable, son port cartouche est donc celui de la Megadrive ! Tout simplement ! La console, dès sa sortie, disposait ainsi d’une ludothèque riche de plusieurs centaines de jeux, dont des mythes !
Par contre, version américaine oblige, il est quasi indispensable d’utiliser un adaptateur pour permettre de jouer aux jeux étranger (européens et japonais).
La console a la mauvaise réputation de ne pas être compatible avec un grand nombre de jeux. Cette affirmation n’est pas tout à fait exacte. La machine est pleinement compatible avec les jeux américains. Le réel problème vient des zones mises sur les jeux sortis après 1993 plus la plupart : l’adaptateur ne permet que de brancher la cartouche dans le port, et si une protection de zone a été mise au niveau soft sur le jeu, ce dernier ne passera pas sur la Nomad s’il n’est pas américain.
Ce problème est donc le même pour une console Genesis de salon. Seuls quelques jeux comme Golden Axe II posent un problème de compatibilité, en reconnaissant mal les touches de la Nomad, mais ces jeux se comptent sur les doigts d’une main.
Il est bien entendu possible de switcher sa console, pour la faire passer en PAL/NTSC et en US/JAP. Cette manipulation est assez facile, mais il serait dommage de dénaturer une si belle petite console.
Il est assez drôle d’essayer de jouer à la console avec l’adaptateur, le jeu Sonic & Knuckle et la cartouche Sonic mise encore par-dessus… Sega savait y faire en empilement, on se souvient avec nostalgie du Mega CD et de la 32X.

Il est aussi possible de jouer sur la télévision, une sortie TV utilisant le câble péritel d’une Megadrive 2 étant disponible. De même, on peut aussi jouer à deux, en branchant une deuxième manette via le port manette situé sous la console. Pas de surprise, une manette Megadrive fait bien l’affaire. Il est même possible d’utiliser l’adaptateur quatre joueurs !
Restons dans les manettes, le premier joueur ne peut utiliser que la console, le second port étant réservé au deuxième joueur uniquement. Mais la prise en main étant de bonne qualité, nous n’avons pas besoin de jouer à la manette, d’autant que la Nomad propose 6 boutons d’origine.

Des rumeurs ont couru qu’une version européenne était sortie à l’état de prototype, mais nous n’en savons pas plus.

Une console bien curieuse, tout à fait dans la mouvance de Sega à l’époque, qui avait sorti un bon nombre de consoles à partir de son triplet Megadrive / Mega CD / 32X, dans un but de vitrine technologique. Autre particularité de la console, elle n’est jamais sortie en dehors des Etats-Unis, mais cela vient du fait que c’était là-bas que Sega vendait le plus de machines et était le mieux implanté, ce n’est donc finalement pas un hasard.
Une console assez difficile à dégotter, mais qui ne déçoit absolument pas ! Vous allez ressortir vos jeux Megadrive…

Sega Nomad côté technique

Microprocesseur : Motorola 68000 à 7,61 Mhz et un Z80 à 4 MHz
Mémoire vive : 64 Ko (plus 64 Ko de mémoire vidéo)
Vidéo : 320 x 224 en 64 couleurs parmi 512
Son : Texas Instrument Pogramable Sound Generator 76489, Yamaha YM 2612
Prix d'origine : $180