Eternel concurent de Nintendo, Sega s'est toujous imposé comme un précurseur, apportant de bonnes inovations au grand public, prenant des risques qui lui seront très certainement fatals.

Sega a été fondée à Tokyo en avril 1954 par David Rosen, un américain. Son égérie étant japonaise, il se rend au Japon pour l'épouser. Sa compagnie s'appelait alors Rosen Enterprise, et ne comptait que lui comme employé et était spécialisée dans l'import export. Puis dans le milieu des années 50', il commença à se spécialiser dans l'importation de jeux de café, de type billards, flipper ou encore Juke-box qu'il plaçait dans les casernes militaires japonaises. Ce type d'activité marchait bien mais la diversité n'était pas au rendez-vous, si bien que David Rosen pensa à créer ses propres modèles. Pour se faire, il racheta une société du nom de SEGA, spécialisée dans les Jukes-boxes au distributeurs automatiques, Sega voulant dire SErvice GAmes, Sega Enterprise était née.

Leur première machine, appelée Periscope, consistait à tirer des torpilles sur des bateaux en visant à partir d'un périscope ; cette machine connu un vif succès au Japon comme aux Etats-Unis. En 1971, Sega fut revendu à Gulf & Western, mais Rosen en restait président. Vers la fin des années 70', voyant son âge avancer, Rosen décida qu'il lui fallait trouver un remplaçant. Son choix se porta sur Hayao Nakayama, entrepreneur de l'entreprise qui était le meilleur client de Rosen. Ce dernier acheta donc la société de Nakayma et lui proposa de prendre la direction de Sega, qu'il accepta.

Le nouveau président de Sega favorisa alors la recherche et le développement, sa philosophie étant que ce qui est avancé technologiquement se vend bien. Se lançant dans le marché en explosion des jeux video, Sega sortir ses perles, telles que Astron Belt (qui affichait des scènes à partir de CD), ou encore Sub Roc 3D (un des premiers jeux en 3D). Sega mis alors au point sa première console de salon, la NSG-1000, qui fut emportée par le crash de 1984. Ayant très peur pour l'avenir de Sega, Gulf & Western décida de vendre à Bally Manufacturing Corp. Rosen, Nakayama et d'autres personnes influentes de chez Sega décidèrent de se cotiser pour racheter les avoirs de Sega pour 38 millions de dollars. Un partage géographique fut décidé, Nakayama serait président de Sega Enterprise, au Japon, et Rosen se chargerait de Sega Of America, la filiale américaine de Sega.

Tirant des leçons des erreurs de firmes comme Atari, et se basant sur le fait qu'une génération de machine se fait balayer par une autre dans un certain labs de temps, Sega décida d'axer sa politique sur le développement et l'innovation. Ainsi, dès 1984, le laboratoires de Sega travaillaient à une machine plus puissante que la Family Computer de Nintendo (notre NES). Sega fit sa place plus particulièrement en Europe, le seul endroit du globe que le géant Nintendo avait négligé.

Lors de la sortie de la Master System, c'est Virgin Mastertronic, menée par Frank Hermann, qui se charge de la diffusion de la console sur le vieux continent, en 1987. Après un gros travail de Hermann en ce qui concerne la persuasion des magasins européens (et surtout anglais), les premières 20 000 consoles sont vendues et trouvent acquéreur rapidement, preuve qu'il existe un marché dans ce domaine. Vers la fin de 1987, ce sont 80 000 machines qui sont vendue par Virgin, ce qui place la Master System au niveau de la NES ! Il y a bien eu quelques problèmes, comme par exemple une société du nom de Master Games, qui vendait des machines de Sega en France, ils en vendirent, selon leur sources, 200 ( !) dans l'année 1987. Ce petit problème fut résolu après quelques dîners de négociations.

Mais Sega, fidèle à sa politique d'innovation, décide de lancer une console de nouvelle génération, la Megadrive (Gensis aux Etats-Unis et au Japon). La console sort tout d'abord au Japon durant l'année 1988, Sega joue alors sur l'adaptation de ses hits d'arcade, tout comme pour chacune des ses consoles par la suite. Au Japon, la suprématie de la Nes est telle que la sortie de cette machine, même puissante, passe relativement inaperçue. Ce qui est radicalement différent en ce qui concerne les Etats-Unis, où la barre des 500 000 consoles venue est franchie dans les quatre mois après le lancement. En France, la console sort en 1990. Aidée d'un marketing tapageur (Sega c'est plus fort que toi !), et d'un prix relativement abordable pour une console Next Generation (1 890 F.), Sega ayant déjà une position enviable en Europe, la commercialisation de la console en Europe ne pose pas de réel problème. Les années 1992 - 1993 sont les plus enviables pour Sega, qui jouit d'une notriété importante, surtout en Europe. Cette notoriété se base sur des hits du type Virtua Racing ou After Burner.

Sega se prépare alors à lancer son support CD pour la Megadrive, le Mega CD (Sega CD au Japon et aux Etats-Unis), cette machine est en fait un add-on que l'on place sous la console et qui permet d'utiliser le support CD sur Megadrive. Cette machine connaît un succès assez mitigé, principalement par le manque de titres de qualité et le bon technologique pas très important. Sega se lance alors dans la création d'une console 32 bits, la 32X, un support qui permettrait de transformer sa Megadrive (encore elle !) en une console 32 bits. La qualité pitoyable de cette machine a fait qu'elle est très vite tombée dans l'oubli, cédant très vite la place à la Saturn, la réelle console 32 bits utilisant le support CD de Sega. Le problème est que cette machine se heurta à la console d'une firme jusque là inconnue dans le domaine des jeux video : Sony. La Playsation finira par écraser la Saturn, pourtant prometteuse… Après deux ans de silence en ce qui concerne les consoles (mais une activité encore prolifique dans les salles d'arcades), Sega revient avec la Dreamcast, première console 128 bits, une fois encore, la console connaît un très bon potentiel, mais ne perce pas, écrasée par une rivale de piètre qualité, lancée à la va-vite par une firme nommée Sony.
Si bien que l'annonce de l'arrêt de la production de la console sera annoncé au début de l'année 2001, et que Sega ne sera plus qu'un simple développeur. Mais quel développeur !