Qin nous propose un jeu de placement et de conquête de territoire via un principe de jeu typiquement à l’allemande. Et ce n’est pas très étonnant puisque c’est le très prolifique Reiner Knizia qui est derrière ce jeu de société.

Un jeu de conquête pour tous


C’est ce qui est noté sur la boite. Mais conquérir quoi ? Les royaumes guerriers qui oeuvraient en terre de Chine il y a environ 2000 ans. Mais en fait, on s’en fout. Comme souvent avec Reiner Knizia, le thème est totalement plaqué. Ce n’est qu’un prétexte pour une mécanique de jeu qui, une fois de plus chez l’auteur allemand, est très intéressante.

Chaque joueur dispose en début de jeu de trois tuiles représentant chacune deux icones qui peuvent être de trois couleurs : jaune, vert ou bleu. A son tour, il doit poser l’une de ses trois tuiles, qui doit impérativement être connectée à une autre couleur, mais pas nécessairement la même.

Si, avec sa tuile, il arrive à faire un terrain d’au moins deux cases de la même couleur, il pose l’une de ses pagodes en plastique sur le terrain ainsi formé. Ce terrain devient sa propriété. S’il l’agrandi jusqu’à en faire un terrain de cinq cases ou plus, il pourra poser une deuxième pagode dessus et le rendre imprenable par l’adversaire.

Car oui, vos adversaires peuvent vous piquer vos terrain, c’est d’ailleurs tout le sel du jeu ! Si votre adversaire connecte l’un de ses terrains à l’un des vôtres et qu’ils sont de la même couleur, c’est celui qui a le plus grand terrain qui met l’autre dehors…

Qin, de Reiner Knizia.
Qin, de Reiner Knizia.

Et comme le gagnant est le premier à avoir posé toutes ces pagodes, on comprend l’intérêt de ne pas perdre de temps.

Pour apporter un peu plus de profondeur à tout ça, on trouve également des villages sur le plateau. Ces villages n’ont pas de couleur. Pour les coloniser, vous devez avoir un terrain vous appartenant qui y soit connecté. Vous pourrez alors y poser l’une de vos pagodes. Mais attention, la propriété d’un village se fait par rapport au nombre de pagodes vous appartenant sur les terrains qui y sont connectés ! Si l’un de vos adversaires fini par avoir plus de pagodes autour de ce village que vous, il remplacera votre pagode par l’une des siennes...

Qin, c’est simple et efficace


Le principe de jeu se comprend immédiatement, et se révèle très intéressant à jouer. Il faut la jouer stratégique, bien entendu, mais également faire avec ce que l’on a, puisque l’on a constamment uniquement le choix entre trois tuiles. Toutefois, le nombre de couleurs étant très limité, les tuiles ne nous bloquent jamais durant la partie.

Le plateau de jeu est recto verso. On a un côté simple, et un autre plus avancé. Après quelques parties en mode simple, on passe rapidement au mode avancé, bien plus rythmé et sans temps morts dans les phases de jeu.


Un thème plaqué pour une mécanique efficace.
Un thème plaqué pour une mécanique efficace.



Qin, un jeu pour 2-4 joueurs de Reiner Knizia, illustré par Dennis Lohausen, édité par Gigamic pour des parties d'environ 20-30 min.
Age conseillé : 8+.
bon petit jeu

Qin en quelques mots

Qin est à la fois très simple et très riche. On est dans un jeu totalement abstrait, malgré un thème visuellement bien mis en avant. Ce n’est absolument pas un problème, et on enchaine les parties avec plaisir. Du bon Knizia, une fois de plus.

La note : 4/6 (bon petit jeu)