Notre professeur féru d’énigmes nous revient dans une troisième aventure qui ne déroge pas à la règle édictée par son développeur, Level-5, à savoir un mélange d’aventure et de réflexion toujours aussi sympathique.

Le souci, c’est que la recette commence à dater. Il faut bien avouer que dans le Professeur Layton et le Destin Perdu, il n’y a pas beaucoup de différences avec les deux précédents épisodes. En revanche, le résultat est toujours aussi sympa, et conviendra à tous les types de joueurs, des plus casuals aux plus habitués. On l’a déjà mentionné, mais c’est assez rare pour le souligner une nouvelle fois.

Dans cette aventure, le côté scénario a été très étoffé. Certains pourront juger le jeu comme trop bavard, mais l’ambiance et les personnages contribuent énormément au succès de la série, avec son ambiance sépia et vieille France particulièrement réussie.

Professeur Layton et le Destin Perdu sur DS.
Professeur Layton et le Destin Perdu sur DS.

Cette fois, vous allez voyager dans le temps et découvrir le Londres du futur. Rien que ça ! Le tout sans problème scénaristique notable. Les différences entre les deux Londres sont assez marquées, avec un côté beaucoup plus industriel et craspec pour cette mise en scène d’un futur que l’on n’aimerait pas vraiment voir de ses propres yeux. Le tout est bien entendu souligné par les graphismes typés pastel qui rappellent toujours autant ceux du film Les Triplettes de Belleville. Les phases de dessin animé utilisées pour les passages clé de l’histoire sont d’ailleurs vraiment bien réalisées.

L’histoire est donc particulièrement réussie. On en apprendra beaucoup plus sur le passé de notre si apprécié professeur, pour nous retrouver avec une conclusion qui vous tirera certainement une petite larme d’émotion.

Côté énigmes, on retrouve la même recette variée de remue-méninges si caractéristique. Le pire, c’est que même moi qui ne suis pas féru du genre, je me fais avoir à chaque fois : on résout une énigme, et on se dit « aller, une dernière et j’arrête… »… pour continuer de jouer encore pas mal de temps. Entre la qualité de ces énigmes et le scénario savamment distillé, Professeur Layton et le Destin Perdu est clairement addictif.

Cette horloge est au centre de toute cette histoire...
Cette horloge est au centre de toute cette histoire...

Toutes les énigmes ne sont pas du même type, et le joueur sent vraiment que ses aptitudes varient d’un type d’énigme à un autre. Pour celles qui donnent le plus de fil à retordre, il y a toujours les petites piécettes que l’on trouver çà et là durant le jeu et qui peuvent être utilisées pour débloquer des indices. Quant aux énigmes que l’on aura raté – pour dénicher les énigmes il faut se balader, discuter avec tout le monde et cliquer un peu partout sur l’écran – on pourra les retrouver sans problème dans des endroits spéciaux où elles sont stockées. Au passage, Mamie Mystère aura laissé sa place à d’autres personnes pour garder lesdites énigmes.

On trouve également plusieurs nouveaux mini-jeux. Le premier vous demande de déplacer une voiture en imposant sa direction en déposant des cartes sur l’aire de jeu. L’autre est un perroquet qu’il faudra diriger afin de lui permettre de livrer des choses diverses et variées. Enfin, vous devrez compléter des petites histoires à l’aide de vignettes, ce qui n’est pas aussi évident que l’on pourrait le croire. Ces trois modes annexes, utilisables via l’écran de pause, sont assez bien trouvés et vous feront beaucoup réfléchir.

La durée de vie est toujours aussi bonne : comptez entre 15 et 20 heures pour terminer l’aventure, sans vous frotter à l’ensemble des énigmes du jeu. Il y a donc clairement de quoi faire et vous en aurez pour votre argent, d’autant qu’il est possible de télécharger de nouvelles énigmes très régulièrement.
Excellent !

Professeur Layton et le Destin Perdu en quelques mots

Le Professeur Layton et le Destin Perdu est une réussite, une fois de plus. Tout aussi indispensable que les deux précédents volets, il reste sur les mêmes bases, tout en offrant un scénario beaucoup plus fouillé et réfléchi. Cerise sur le gâteau, vous pourrez même admirer le professeur sans son chapeau. Comment ça on s’en fout ?

La note : 5/6 (Excellent !)