Alors que la version de salon tranche radicalement avec les productions précédentes tant en termes de graphismes que de mécaniques de jeu, son alter-ego sur portable prend tout autant de risques, pour un résultat bien plus mitigé.

On retrouve donc les graphismes très typés de l'épisode sorti en même temps sur consoles de salon, ce qui est une bonne chose : la patte graphique suit parfaitement l'ambiance des milles et unes nuits, avec son aspect pastel propice à la rêverie.

On commence à jouer, les mains solidement fermées sur la croix et les boutons de la DS et... ben rien. Eh oui, ce Prince of Persia se joue exclusivement au stylet ! C'est globalement assez intuitif : pointer à l'avant du personnage pour le faire avancer, taper sur une corniche pour s'y accrocher, toucher l'adversaire pour le frapper, tirer un trait sur un objet pour le couper en deux, voilà autant de façons d'utiliser l'écran tactile au service de votre progression.

Prince of Persia sur DS.
Prince of Persia sur DS.

Après un peu d'exercice, ça passe. Mais dès que la difficulté augmente (elle est très progressive), ce maniement montre très vite ses limites. Cela devient très vite imprécis et donc irritant pour le joueur qui n'arrivera pas à faire effectuer à son couillon de Prince les maniements qu'il n'aurait eu aucun problème à effectuer à la manette. Toujours le même problème : pourquoi tenter autre chose alors que ce que l'on avait avant fonctionnait si bien ?

Tout simplement parce que sans cette maniabilité relativement originale, Prince Of Persia aurait été ennuyeux à mourir. Comprenez que l'ensemble du titre est d'une monotonie qui sent clairement le vite-fait chez Ubi Soft. C'est vraiment dommage, mais au bout de quelques niveaux, on peine beaucoup à trouver l'envie d'aller de l'avant.
moyen

Prince of Persia en quelques mots

Prince of Persia sur DS est décevant : beaucoup trop monotone, il souffre d'une maniabilité intégralement au stylet qui ne lui sied guerre.

La note : 3/6 (moyen)