La saga Oddworld revient pour un quatrième épisode. Très joli, mais certainement le moins réussi des trois.

Et de quatre, avec une deuxième exclusivité Xbox


Les deux premiers Oddworld étaient sortis sur différents supports, et proposaient tous les deux le même gameplay, grosso modo.

Le troisième épisode est sorti en exclusivité sur Xbox, avec un sacré changement : tout était en 3D (et en fauteuil roulant, en plus). La Fureur de l'Etranger reste sur cette ligne, avec une réalisation aux petits oignons qui prend la Xbox par la main pour la mener vers un résultat qui flatte carrément la rétine.

Les munitions de votre arbalète sont assez... particulières.
Les munitions de votre arbalète sont assez... particulières.

Un résultat qui va certainement alimenter les débats trollesques entre pro Xbox et pros Playstation 2, les premiers prétextant que la console de Sony n'est pas capable de faire tourner un tel jeu.

Je ne me risquerais pas à ce genre d'avis, mais je reconnais juste que le jeu est tout de même vachement beau.

Et le scénar ?


Alors le scénar, c'est en général ce qui fait tout le sel d'un jeu Oddworld. Et là, avec la Fureur de l'Etranger, j'avoue être resté un peu sur ma faim.

Les quidams que vous croisez on un look bien bouseux.
Les quidams que vous croisez on un look bien bouseux.

Vous incarnez un chasseur de primes, et allez vous rendre de ville en ville histoire de choper toutes les primes que vous aller pouvoir trouver.

Et chaque prime, c'est un niveau à parcourir, avec un boss à la fin. Mais pourquoi toutes ces primes ? Pour une sombre histoire de chirurgie esthétique... mais je ne vous en dis pas plus.

Vous ne comprenez pas l'anglais parlé ? Dommage


Le monde dépeint vous plonge au coeur d'un far west fantasmé où les personnages ont un accent yankee à couper au couteau. D'ailleurs, le jeu reste en anglais au niveau des voix, et se contente de sous-titres incomplets.

Incomplets car tout ce que disent les personnages est utile, mais pas forcément sous-titré ! Pour trouver le niveau suivant, il faut s'orienter en demandant son chemin... Et là, ce n'est pas toujours traduit. Donc soit vous comprenez l'anglais parlé avec un putain d'accent du texas, soit vous vous accrochez et cherchez un bout de temps par vous-même.

Et sinon, un Oddworld, c'est subversif aussi ?


Eh bien La Fureur de l'Etranger, finalement, pas tant que ça.

On a bien quelques messages sur la différence et le rapport à l'autre, mais l'ensemble est beaucoup moins subversif que dans les précédents épisodes de la série. Une envie de toucher le grand public peut être ?

C'est dommage, mais l'humour reste bel et bien présent, et sauve le tout.

Et manette en main ?


Bah en gros c'est un jeu d'action à la troisième personne, avec la possibilité de passer à la première personne pour pouvoir utiliser son arbalète.

Et sur l'arbalète, on a quoi ? De charmantes créatures que l'on va ramasser ça et là et qui ont souvent de grosses dents et une furieuse envie d'en découdre avec le pauvre être qui va se les chopper sur le dos. Leur design est magnifiquement débile, c'est un pur régale de les observer.

Mais pour revenir au gameplay, c'est très classique. Certes, le fait de mêler FPS et TPS (vue à la première et à la troisième personne) est relativement original, mais cela ne suffit pas à en faire le jeu du siècle.

C'est pas un un peu super répétitif en fait ?


D'autant que l'ensemble est ultra répétitif. Mais alors carrément répétitif. Très répétitif même.

Il y a bien une ou deux cassures ça et là dans le rythme et la façon de progresser dans l'aventure, mais dans l'ensemble c'est trop long, et ça manque cruellement de respirations et de variété. C'est d'ailleurs son plus gros point faible.
moyen

Oddworld La Fureur de l'Etranger en quelques mots

Oddworld La Fureur de l'Etranger est loin d'être mauvais. Simplement, il est beaucoup trop répétitif pour donner envie d'en voir le bout. Le jeu est également plus consensuel que les précédents opus, c'est vraiment dommage. D'autant plus dommage que la version français à été réalisée à la va-vite.

La note : 3/6 (moyen)