Antoine Bauza nous propose un nouveau jeu dont les mécaniques rappellent clairement la pièce maîtresse de sa carrière de créateur de jeux de société : Seven Wonders.

Le matériel d’Océanos


Le matériel est vraiment magnifique. Les illustrations sont colorées et nous mettent directement dans le bain.

Le carton utilisé pour les sous-marins est bien épais, et chacun d’entre eux a un style qui lui est propre, et qui correspondra forcément à l’un des joueurs autour de la table.

A l’eau !


Dans Océanos, chaque joueur pilote un sous-marin qui se décompose en différentes parties :
- Le cockpit, qui défini le nombre de cartes que l’on peut piocher
- Le propulseur, qui octroie un certain nombre de points en fin de manche
- Le moteur, qui définit combien de jetons carburant vous pouvez utiliser
- L’aquarium, qui défini le nombre d’espèces animales différentes vous pouvez transporter
- Le sas de plongée, qui défini le nombre de plongeurs que vous pouvez envoyer

Le jeu se déroule en trois manches, et se base sur un système de draft, avec un paquet de cartes différent en fonction de la manche qui est jouée. Oui, c’est en cela que Océanos fait énormément penser à Seven Wonders, la mécanique de jeu semblant chère au coeur d’Antoine Bauza, son auteur. Et le fait est qu’elle fonctionne particulièrement bien !

Les cartes d'un joueur après la troisième manche.
Les cartes d'un joueur après la troisième manche.

De là, beaucoup de choses changent. Déjà, le système de draft n’est pas exactement le même. Ainsi, à chaque tour de jeu, on défini un capitaine. Ce dernier distribue les cartes. Les autres joueurs vont alors placer leur(s) carte(s), et donner celles qui leur restent au capitaine, qui devra alors faire son choix parmi les cartes qu’ils a récupérées.

Lors de son tour, chaque joueur doit choisir une carte, et la placer devant lui, face cachée.

Pas de temps mort


Du coup, il n’y a pas de temps mort dans Océanos, le rythme est donc soutenu, et on passe très peu de temps à attendre que les autres aient terminé de jouer. A noter qu’il est possible de poser une carte supplémentaire en utilisant l’un de ses jetons carburant.

Ensuite, tout le monde retourne ses cartes en même temps, et on passe au tour suivant, chaque manche se décomposant en six tours.

A la fin d’une manche, on compte les points après avoir observé la ligne de cartes de chaque joueur. On compte les points de la façon suivante :
- Le nombre d’animaux collectés (dans la limite de ce que peut tenir votre aquarium)
- Les points octroyés par votre propulseur, si vous l’avez fait évoluer
- En fin de partie : votre plus grande barrière de corail
- En fin de partie : le nombre de trésors récoltés

Votre sous-marin.
Votre sous-marin.

Oui, fait évoluer, car l’évolution est au centre du gameplay d’Océanos. Sur les cartes que vous posez peuvent se trouver des cristaux et des bases. Si vous posez une carte base après avoir posé des cartes cristaux, vous pouvez améliorer l’une des parties de votre sous-marin.

Le tout, c’est de savoir dans quel ordre vous allez faire évoluer votre sous-marin. Allez-vous privilégier l’aquarium, qui vous permet de marquer de nombreux points en fin de manche ? Allez-vous miser sur les plongeurs, qui vous permettent de récolter de précieux trésors en fin de partie ? Les choix sont régulièrement cornéliens… A vous de choisir !

Et ça marche très bien à deux !


Une fois de plus, le jeu à deux se révèle plus stratégique qu’à trois, quatre ou cinq, tout simplement parce que l’on se donne la ou les cartes que l’on n’a pas joué. De là naissent différentes techniques : en faisant évoluer votre cockpit, vous aurez plus de cartes et pourrez les imposer plus facilement à votre adversaire par exemple.

Océanos : un Seven Wonders simplifié et plus familial ?


En jouant à Océanos, on pense assez rapidement à un Seven Wonders très simplifié, où l’aspect stratégique aurait été en grande partie supprimé.

En cela, Océanos est beaucoup plus accessible que son aîné, mais il est également plus limité. Les parties restent sympathiques, mais après en avoir enchaîné quelques unes, on finit par rester sur sa faim, et regretter la profondeur de Seven Wonders.

Les poulpes... de préférence à éviter !
Les poulpes... de préférence à éviter !

Reste des illustrations très agréables, un côté “que dois-je faire évoluer histoire de poutrer mes petits camarades” vraiment agréable. En gros, Océanos est un excellent prémisse à Seven Wonders, histoire d’initier des joueurs qui ne sont pas encore trop habitués aux jeux de société modernes.

Pour ceux qui en ont l’habitude, il constitue un gentil interlude entre deux jeux, sans prise de tête.


Océanos, un jeu pour 2-5 joueurs de Antoine Bauza, illustré par Jérémie Fleury, édité par Iello pour des parties d'environ 30-45min.
Age conseillé : 8+.
bon petit jeu

Océanos en quelques mots

Océanos est agréable, mais manque de profondeur. Un comble, pour un jeu traitant du monde sous-marin ! Toutefois, il reste très agréable à pratiquer. A essayer.

La note : 4/6 (bon petit jeu)