Après Espagaluda, shoot devenu totalement culte, la barre était haute pour Cave. Pourtant, Mushihime Sama est une perle... Et avec Cave, on commence à s'habituer.

Mushihime Sama est sorti à l'origine en arcade en 2004. Il arrive l'année suivante sur Playstation 2.

L'histoire est assez originale, en tout cas pour un shoot'em up. Tout se passe dans un monde uchronique où les insectes ont grandi à des tailles démesurées et dominent maintenant le monde. Les hommes en sont réduits à se cacher dans les forêts où ces insectes géants leur foutent à peu près la paix... A une seule condition. Tous les 200 ans, ils doivent donner en sacrifice leur jeune princesse, alors qu'elle n'a que 15 ans. Vous incarnez donc cette princesse, nommée Reko, qui ne l'entend pas de cette oreille, et décide d'aller péter la gueule à cet enfoiré d'insecte Roi pour que lui et ses comparses foutent enfin la paix à la race humaine.
Heureusement, tous les insectes ne sont pas méchants, et c'est sur le dos d'un de vos potes que vous irez mettre un peu d'ordre dans tout ce merdier.

L'édition collector de Mushihime Sama, avec sa figurine.
L'édition collector de Mushihime Sama, avec sa figurine.

Contrairement à la plupart des shoots, ils n'est donc pas possible de choisir son personnage. En revanche, on peut choisir le type de tir parmi trois différents. Chacun a un rapport rapidité de déplacement / puissance de feu différent.
Comme dans la plupart des jeux de Cave, en restant appuyé sur le bouton de tir on concentre sa puissance de feu tout en ralentissant notre vaisseau, mais ici le choix de l'armement en début de jeu influence directement cet aspect du gameplay.

Les développeurs ont d'ailleurs ajouté un bouton permettant de faire comme si on tapotait le bouton de tir.
Un dernier bouton permet de lancer une smart bomb, qui refait son apparition chez Cave. Plus de bouclier ni de mode spécial comme dans Espagaluda, ici, c'est beaucoup plus classique. On y perd certes en richesse de gameplay, mais rassurez-vous, ils ont pensé à tout !

Du côté des options, les adversaires, une fois flingués, laissent tomber diverses gâteries : "bomb", qui permet d'avoir une smart bomb en plus, "mode" qui permet d'augmenter la puissance de tir et enfin "option" qui reprend les bases de Gradius en vous donnant un petit vaisseau supplémentaire qui vous suivra partout. Ces derniers, en fonction de leur label "trace" ou "formation", vous suivront en nuée ou resteront bien près de vous.

Mushihime Sama propose trois modes de jeu, correspondant à trois niveaux de difficulté. Le tout est assez différent. Le premier, nommé "Original", propose des boulettes en relativement peu nombreuses (attention, on reste dans l'un des manics les plus tarés qu'il soit), mais plus rapides.
Le mode "Maniac" propose des patterns beaucoup plus élaborés, beaucoup plus de boulettes, le tout allant plus lentement. Enfin, le dernier mode, celui qui a donné sa réputation de jeu de barge à Mushihime Sama, c'est "Ultra". Encore plus de boulettes, et le tout très rapide. Tellement que cela ne repose plus sur les réflexes mais sur l'apprentissage.

Au niveau du scoring, sachez juste que seuls les modes Maniac et Ultra permettent de réellement faire du point. Le tout est basé sur un système de chaine qu'il ne faut pas casser. Le but est donc de flinguer constamment des ennemis sans temps mort. Restez une ou deux secondes sans toucher de vilains insectes, et votre coefficient retombe à zéro.

Les niveaux poussent encore un peu plus loin l'idée du manic shooter. Ainsi, on trouve encore plus de boulettes, avec un hit point vraiment minuscule pour le vaisseau. Du coup, on se prend à zigzaguer sans trop de mal dans cet enchevêtrement de couleurs vives.
Le plaisir de jeu ? C'est toujours aussi épileptiquement monumental ! Les patterns sont toujours aussi élaborés, il y a toujours un passage.

Graphiquement, le monde fait d'insectes géants est original, le tout porté par une 2D colorée qui s'avère être un vrai délice pour la rétine. Les musiques sont toujours très axées techno, mais plus softs que celles de Espagluda, du coup, ça passe beaucoup mieux.
culte, indispensable !

Mushihime Sama en quelques mots

Après Espagaluda, difficile de faire un autre jeu. Pourtant, en changeant pas mal de choses, basculant dans un monde original et le dotant d'un gameplay à la fois classique et disposant de quelques touches d'originalité, Mushihime Sama s'avère être, une fois de plus pour Cave, un monument du shoot'em up.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)