Metal Gear Solid, c'est toute une histoire : la série compte son lot d'aficionados comme de détracteurs. Avec ce cinquième épisode, la recette change sensiblement et pourrait bien mettre tout le monde d'accord. Ou pas.

Metal Gear Sold V : The Phantom Pain arrive à ménager la chèvre et le choux. Le côté très bavard du jeu est maintenant facultatif puisqu'il est possible d'écouter les très nombreux dialogues via un système de cassettes. C'est pratique, mais il faut tout de même être bien motivé pour les écouter.

Pour les autres, on aura enfin un jeu d'infiltration digne de ce nom, avec un Snake, alias Big Boss, qui a retiré le balais qu'il avait dans le fondement.
On comprend également au passage que le narcissique géniteur de la série (dont le nom apparaît des centaines de fois à l'écran tout au long de l'aventure), Hideo Kojima, a bien aimé Red Dead Redemption. On retrouve donc un cheval, mais également un monde ouvert, histoire de coller à la mode.

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain sur Playstation 4.
Metal Gear Solid V : The Phantom Pain sur Playstation 4.

On se retrouve avec 50 missions principales et des dizaines de missions secondaires. La durée de vie du titre est ainsi énorme, mais on tombe également dans le syndrome Assassin's Creed : trop de contenu tue le contenu. Au bout de quelques (dizaines) d'heures, on fini par se lasser.

Aller au bout du jeu pour avoir le dénouement de l'histoire ? On se retrouve avec le syndrome RPG japonais : ça n'avance pas, et après quelques heures on fini par s'en foutre un peu de l'histoire, d'autant que c'est toujours autant le bordel scénaristiquement parlant. Dans tous les cas, il n'y a que Kojima pour arriver à jongler entre grand guignol et ambiance épique sans vraiment se vautrer ou tomber dans le ridicule.

Reste que le principe de loot, qui consiste à construire sa base en récupérant un maximum de personnes (un principe déjà utilisé dans les épisodes PSP, et principalement Metal Gear Solid Peace Walker), fonctionne parfaitement bien. C'est très addictif, d'autant plus que cela permet de débloquer de nouvelles armes et autres équipements très intéressants pour continuer l'aventure.

On se prend donc appeler régulièrement l'hélico qui va nous mener à proximité de la prochaine mission sélectionnée. Car se balader sur la carte n'est pas vraiment intéressant. De ce côté là, on est vraiment à des années lumières d'un Red Dead Redemption.

Le soucis, c'est que le jeu, à vouloir manger à tous les rateliers, fini par se retrouver le cul entre deux chaises. S'il privilégie l'action, on se retrouve régulièrement face à des adversaires vraiment coriaces, sortis le plus souvent de nulle part, et qu'il va falloir occire à grands coups de bazooka. Ah, c'est dommage, j'avais tout boosté en misant sur l'infiltration. On a hurlé après Deus Ex Human Revolution, mais ici, ça semble normal pour tout le monde...
Excellent !

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain en quelques mots

Hormis certaines phases frustrantes car bacales et un côté un peu trop répétitif, Metal Gear Solid V : The Phantom Pain est très bon. Il faut juste voir si vous êtes prêt à supporter ses défauts.

La note : 5/6 (Excellent !)