Tout fout le camp. Alors que tout le monde a parlé et reparlé de Street Fighter V, King of Fighters XIV sort quelques mois plus tard, et visiblement, tout le monde s'en fout. Vous avez tort.

En mode vieux con


Avec King of Fighters, on ne va pas vous la faire à l'envers. Chacun choisi son camp : soit on est dans l'écurie SNK et de King of Fighters, soit on est dans la team Capcom avec Street Fighter.

Bon ok, c'est vrai que je schématise. Les deux séries étant exceptionnelles, il serait vraiment dommage d'en rester à tant de puérilité. On a grandi, et maintenant on s'intéresse un peu plus à ce qui nous entoure non ? Prêt pour une chronique écrite par un vieux con ? C'est parti !

The King of Fighters XIV (image de l'éditeur).
The King of Fighters XIV (image de l'éditeur).

Dans tous les cas, ça m'a fait chaud au cœur de voir sortir ce King of Fighters XIV. SNK Playmore n'est pas en très grande forme, mais ils arrivent tout de même à nous proposer un jeu à la hauteur de la série.

Certes, la réalisation n'est pas au niveau d'un Street Fighter V. Il faut dire aussi que le budget de développement n'est certainement pas le même non plus.

C'est tout en troidé !


Et pourtant King of Fighters XIV marque un sacré tournant dans le monde de King of Fighters. Et pour cause, il est le premier épisode canonique de la série à être entièrement en 3D. Finie la 2D finement ciselée des précédents opus. Et là, ça peut faire peur. Visuellement, je ne suis pas convaincu que l'on y gagne au change, il y a notamment pas mal d'aliasing. Mais en revanche, les personnages gardent leur âme et le jeu est loin d'être aussi moche que les haters voudraient bien le faire croire en le criant dans tous les coins de l'internet.

Au passage, on peut clairement noter une mise en avant des héroïnes, et surtout une hypersexualisation... Il n'y a qu'à regarder l'animation de Mai pendant deux secondes seulement pour en sourire tant c'est grotesque. Mais bon, ça marche, et surtout ça fait comme pour les autres petits copains - Soulcalibur en tête - quitte à tomber dans une relative homogénéisation des jeux de baston.

On retrouve donc un très large roaster de personnages, et on y retrouve avec plaisir et nostalgie ses petits chouchous. En ce qui me concerne, je reste classique avec Mai Shiranui et Terry Bogard.

Côté gameplay, que l'on se rassure, c'est toujours aussi excellent. Les coups sortent toujours aussi bien. Mais je me rends compte que j'ai vieilli et que mon pouce me fait rapidement souffrir lorsque je passe mon temps à tenter de faire des coups spéciaux à la croix directionnelle (oui, je n'arrive pas à me résoudre à jouer au stick).

Et le jeu en ligne ? On s'en fout !


Oui, King of Fighters XIV a un mode en ligne. Bien entendu. En 2016, on ne pouvait pas faire autrement. On me fait signe que le jeu en ligne n'est pas au point - ce qui était déjà le cas de celui de King of Fighters XIII. On déplore pas mal de temps de latence qui vient plomber le jeu.

Je serais tenté de répondre : "mais qu'est-ce qu'on s'en fout ?", pour moi, un jeu de baston, ça se savoure dans la même pièce, où on joue, on se marre, on s'insulte, se félicite...

Alors oui, ce test de King of Fighters XIV est très léger. Que ceux qui comptent les frames et connaissent les différences entre chaque épisode sur le bout du stick arcade m'excusent, mais j'ai plutôt donné ici mon ressenti que mon analyse purement clinique... pour la simple et bonne raison que je n'ai pas le niveau nécessaire en jeux de baston pour en faire une chronique digne de ce nom.
Excellent !

King of Fighters XIV en quelques mots

King of Fighters XIV est une valeur sûre du jeu de baston. Ouvrez la boite, sentez ce bon air typique des jeux de baston old school, et prenez votre pied !

La note : 5/6 (Excellent !)