GTA V, c'est plus qu'un jeu, c'est un phénomène social. Alors que l'on apprécie ou non, il faut forcément se pencher dessus.

Septembre 2013. Le calendrier des sorties vidéoludiques est quasi vide. Ah non, le 17, on voit un gros point noir entouré de rouge : Grand Theft Auto V, le fameux GTA V. Il fait peur à tous les éditeurs qui lui ont laissé le champ libre... Et ils ont bien fait. Les chiffres de vente sont hallucinants : le milliard de dollars est dépassé en trois petites journées. Rien qu'en France, ce ne sont pas moins de 1,1 millions d'exemplaires qui ont trouvé preneur. Même le mastodonte Call of Duty n'arrive pas à faire pareil. Du coup, les frais de développement et commercialisation, estimés à 270 millions de dollars, sont aisément amortis.

Derrière tout cela, il y a bien entendu le côté salle gosse du jeu vidéo, partiellement revendiqué par GTA V. Le politiquement correct, Rockstar se le fout au cul et propose un jeu démesuré dans tous les sens du terme. Les détracteurs auront donc très largement de quoi faire pour continuer de le conspuer tandis que les autres y retrouveront le bac à sable qu'ils aiment tant.

Grand Theft Auto V sur Xbox 360.
Grand Theft Auto V sur Xbox 360.

Rappelons juste que GTA V n'est pas un jeu pour enfants, et que Rockstar l'a même clairement mentionné dans un communiqué de presse. D'autre part, cela ne viendrait à l'idée de personne faire visionner le film Scarface à un gamin... alors que beaucoup ne s'offusquent pas de les voir jouer à GTA V. Cherchez l'erreur.

Toutefois, outre un brûlot où le mauvais goût et la provocation sont récurrents, GTA V propose avant tout un contenu riche et surtout de qualité.
Le scénario est celui qui m'a le plus accroché par rapport à l'ensemble de la série. Les trois personnages sont charismatiques au possible ; Franklin, le black gangsta qui manque d'expérience, Mickael le quadragénaire rangé (finalement pas tant que ça) et bien entendu Trevor, le gros taré de la bande.

Chaque personnage dispose de sa propre personnalité, radicalement différente des autres, ce qui permet de varier le ton du propos. Dans tous les cas, c'est du GTA : tout y est exagéré. On lui reproche d'être sexiste ? On pourrait lui reprocher bien d'autres choses tant il singe l'ensemble de la société actuelle.

La réalisation est excellente, et préfigure ce que l'on pourra trouver sur les générations suivantes de consoles. Outre cela, l'ensemble des mécaniques de jeu restent les mêmes, tout en ayant été améliorées. Le tout est plus fluide, plus simple d'accès sans jamais que le joueur ne se sente trop assisté.

Si les amateurs seront conquis, ceux qui, comme moi, restent plutôt froid face aux mondes mis en place par les différents épisodes de la série pourront reprocher les mêmes choses aux GTA. Certes, les missions sont variées, mais l'ensemble reste toujours un peu trop redondant, et ce notamment face aux courses poursuites avec les flics. Ces dernières ont été améliorées, mais cela ne me fait toujours pas vibrer comme il devrait.

L'aire de jeu est immense et les activités annexes se font par caisses de 42 à la douzaine. Si bien qu'au début, et par moment, on se sent un peu perdu dans cette immensité : moi qui veut continuer le scénario, quelle mission dois-je faire ? Belle question, à laquelle les développeurs se gardent bien de répondre.
culte, indispensable !

Grand Theft Auto V en quelques mots

GTA V est un monument du genre. J'ai beau ne pas accrocher à la série, c'est clairement l'épisode qui m'a le plus scotché sur ma manette. C'est bien simple : c'est le premier épisode de la série dont je vois le bout ! Alors on écarte les enfants, on enlève le balais que l'on a dans le cul et on joue à GTA V !

La note : 6/6 (culte, indispensable !)