Après le faible succès de Gradius IV, Konami décide de confier à nouveau le développement de leur prochain Gradius à ceux qui ont à la base créé la série et qui sont depuis partis pour fonder le bien nommé Treasure.

Je tiens tout de suite à dire que je ne suis pas en mesure de faire un test professionnel - c'est à dire faire preuve d'un maximum d'objectivité - tellement je suis fan de cette série, de ce studio de développement et surtout de ce shoot en lui-même qui est pour moi le meilleur jeu du monde avec un certain Ikaruga... [NDNico : peuh, c'est même pas vrai, le meilleur c'est Radiant Sylvergun).

Je tiens aussi à vous dire que je ne vous signalerai pas toutes les nouveautés et subtilités du titre pour ne pas gâcher votre émerveillement si vous venez à y jouer un jour. Je vous fais mes excuses à l'avance pour ce test très abstrait qui est plus là pour vous faire partager mon engouement pour ce hit plus que pour le décrire et surtout vous en souligner les défauts (il paraitrait qu'il y en a, mais je ne dois pas être en mesure de les voir...).

Gradius 5 est tout simplement magnifique.
Gradius 5 est tout simplement magnifique.

Tout d'abord quand Treasure (Radiant Sylvergun, Ikaruga, Gunstar Heroes...) fut promu à la tête du projet, on se doutait que le résultat serait bon. Mais quand ces derniers firent appel à G.Rev (Border Down, Under Defeat...) pour les aider, ce Gradius ne pouvait que tout balayer sur son passage !

Gradius V est tout simplement le plus beau shoot Playstation 2, et plus beau shoot 3D en général, même en 2008. Rien que pour cela, ça force déjà le respect.
On se retrouve donc aux commandes du Vic Viper qui va devoir sauver la terre et botter le cul aux forces de Gradius...
Classique, oui, mais la mise en en scène est majestueuse, les cut scènes nous mettent bien dans l'ambiance et l'intervention d'autres pilotes qui viendront nous aider durant certaines phases de jeu renforcent le tout.

Les nouveauté au niveau gamplay sont énormes, avec entre autres un instant respawn (on recommence là où on a perdu une vie sans temps mort) et la possibilité de récupérer ses options (le module de tir complémentaire) directement.

Certains passages mettent en scène deux vaisseaux, le second est piloté par la console si vous jouez seul.
Certains passages mettent en scène deux vaisseaux, le second est piloté par la console si vous jouez seul.

Le vaisseau, en début de partie, n'est pas lent (Miracle ! Tresaure a écouté nos prières !) et on peut largement jouer sans speed up. Cerise sur le gâteau il est possible d'orienter les tirs de nos options à 360 degrés avec une facilité déconcertante.
En bref, le Vic Viper n'a jamais été aussi puissant... Mais l'empire Gradius aussi. Il n'y a jamais eu autant d'ennemis, de boulettes et de boss aussi gros dans un Gradius !
Enfin, bonheur intense, le masque de collision a été revu à la baisse et se retrouve de la taille de ce lui que l'on rencontre dans les manics actuels, ce qui ne sera pas un mal vue le nombre de boulettes à partir de la loop 3 (eh oui, comme dans tout Gradius, une fois terminé le jeu, on le recommence à difficulté accrue).

Si les précédents Gradius tournaient en rond niveau design et originalité, cette fois on oublie tout et on recommence. Le jeu est très stylé (en même temps avec Treasure il ne peut en être autrement), et comme dit plus haut d'une finesse jusque là rarement égalée.
Les musiques sont signées Hitoshi Sakimoto (Radiant Silvergun, Soukyugurentai, Final Fantasy XII...) donc excellentes et les bruitages sont de très bonne facture.

Ajoutez à cela un mode deux joueurs en simultané (les anciens opus n'en proposaient pas) ainsi qu'un système de ranking internet, des clins d'oeil à plein d'autre shoots... Et j'espère que vous comprendrez pourquoi mon petit coeur se met à battre la chamade à chaque fois que l'écran titre de Gradius V se reflète dans mon oeil émerveillé.
culte, indispensable !

Gradius V en quelques mots

A shoot hors normes, test hors normes. Jeu exceptionnel fait avec amour par des passionnés pour des passionnés. A tester au moins une fois dans sa vie, même pour les plus réfractaires au genre.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)