Drakon est à l’origine sorti en 2001, pour connaître au fil des années différentes éditions. Je vous propose de nous attarder sur la quatrième édition, sortie en 2015 chez Edge.

Pas vu, pas pris… pris, pendu ! Ou pas.


Drakon est un jeu publié à l’origine par Fantasy Flight Games. Chaque joueur va incarner un héros qui s’est fait chopper la main dans le sac, en train de piquer le trésor du grand dragon, Drakon. Enfin, plus exactement de la dragonne.

Cette dernière étant plutôt facétieuse, elle a lâché l’ensemble de ces pseudo aventuriers dans sa tanière, les laissant se dépatouiller pour récupérer dix pièces d’or… Le premier à les réunir pourra sortir saint et sauf, les autres serviront de déjeuner.

Comment on joue à Drakon ?


Drakon propose du placement de tuiles, mais pas seulement. Lors de votre tour, vous pouvez : soit poser une tuile de votre main (en respectant les règles de placement) et en piocher une nouvelle, soit déplacer votre personnage.

Tout le sel de Drakon tient au fait que chaque tuile a des pouvoir spéciaux, en fonction de l’icône qu’elle représente. Vous pourrez ainsi déplacer des tuiles, déplacer un adversaire, vous téléporter, supprimer une tuile et, surtout, récupérer des pièces.

Les différentes figurines des personnes et leur carte.
Les différentes figurines des personnes et leur carte.

Au départ de la partie, lesdites pièces sont mises faces cachées. Par la suite, chaque joueur, lorsqu’il devra récupérer une pièce, la piochera au hasard. Le truc, c’est que les pièces ont trois valeurs : 1, 2 ou 3. Du coup, vous ne saurez jamais vraiment si vous êtes en avance sur vos adversaires ou pas !

Le jeu vous incite clairement à foutre le bordel dans la partie de vos adversaires. Avouez que poser une tuile vous permettant de voler une pièce à votre adversaire vous donnera un sentiment indicible de puissance… jusqu’à ce que ce dernier pose une tuile téléportation qui lui permettra de vilement vous soutirer une pièce à son tour.

Cerise sur le gâteau, certaines tuiles permettent de sortir Drakon elle-même ! Et là, ça va être le chantier, cette dernière pouvant se déplacer de trois cases à chaque activation. Vous vouliez pourrir vos adversaires ? Il vont être servis !

Le matériel


Comme souvent chez Edge et FFG, le matos est de qualité. C’est joli comme tout. Les tuiles sont claires, et chaque joueur dispose d’une carte lui permettant de connaître la signification de chaque pictogramme et ainsi anticiper sur les saloperies qu’il va bien pouvoir faire.

Les figurines des joueurs sont détaillées, et celle de Drakon est assez grande. L’ensemble est très plaisant à manipuler.

Le plateau de jeu s'agrandi peu à peu.
Le plateau de jeu s'agrandi peu à peu.

Drakon propose des parties assez courtes, et relativement drôles. Le tout manque parfois de sel, je ne sais pas exactement pourquoi. En tout cas, à deux c’est finalement assez limité, l’ensemble étant beaucoup plus fun à partir de trois joueurs autour de la table.

Un dernier truc : chaque personnage dispose de capacités spéciales. Personnellement, j’ai abandonné l’idée de les appliquer lors des parties, tant le résultat est bordélique, voir cheaté.


Drakon : pourrissez la vie de vos adversaires !
Drakon : pourrissez la vie de vos adversaires !



Drakon, un jeu pour 2-6 joueurs de Tom Jolly, illustré par Henning Ludvigsen, Andrew Navaro et Brian Schomburg, édité par Edge pour des parties d'environ 30mn - 1h.
Age conseillé : 10+.
moyen

Drakon en quelques mots

Drakon est un petit jeu de société sympa à sortir avant de commencer une partie un peu plus longue. Il est conseillé d’y jouer à au moins trois personnes, sous peine de perdre le fun de l’ensemble. Et puis après tout, plus on pourri la vie de gens, mieux c’est non ?

La note : 3/6 (moyen)