Sorti sur Playstation 3 et PS Vita, Dragon's Crown marque l'arrivée du nouveau bébé de Vanillaware (a qui on doit déjà Muramasa et Odin Sphere).

Les plus fins ciseleurs de 2D sont de retour ! Le principe de Muramasa est ici repris, pour être étoffé et balancé au milieu du moyen-âge européen.

Les amateurs de Muramasa trouveront immédiatement leurs marques. Bien que Dragon's Crown se démarque clairement de son prédesseur, le level design et surtout les mécaniques de gameplay restent les mêmes. On se retrouve donc avec un jeu de beat'em all à la sauce RPG particulièrement addictif.

Dragon's Crown sur PS Vita.
Dragon's Crown sur PS Vita.

La direction artistique est très particulière. On retrouve cette profusion de détails et ces décors à se rouler en boule, les larmes aux yeux, en hurlant "mais putain de putain, que c'est beau !". Cette fois, on peut choisir parmi pas mal de personnages : mage, guerrier, elf, sorcière ou nain. Chacun dispose d'un gameplay particulier, et pas toujours facile à bien maitriser. Mention spéciale aux personnages féminins, aux poitrines souvent plus que généreuses, s'ancrant parfaitement dans l'imaginaire Heroic Fantasy.

Il y a quelque chose de magique dans Dragon's Crown. En réalité, le jeu ne compte que neuf niveaux, que l'on va faire et refaire dans tous les sens, sans jamais vraiment ressentir de lassitude. C'est l'effet des bons beat'em all, allié au syndrome du "je veux finir toutes les quêtes annexes" qui vient particulièrement vite lorsque l'on joue à ce jeu.

A cela s'ajoute un système de quêtes annexes très bien pensé, vous incitant à recommencer les niveaux afin de découvrir des indices et débloquer des artworks particulièrement superbes.

L'art book de Dragon's Crown offert pour toute précommande.
L'art book de Dragon's Crown offert pour toute précommande.

La durée de vie est très bonne. Il m'a fallu 18 heures de jeu pour faire un bon paquet de quêtes annexes et terminer le jeu en mode normal. De là, le mode difficile a été débloqué, et on est bon pour refaire un tour avec le même personnage dont il est maintenant possible de monter à nouveau le niveau - le mode normal ne vous permettant de monter que jusqu'au level 35.

Note pour les anglophobes, il va falloir bosser parce que même la version française de Dragon's Crown est dans la langue de Shakespeare.

Entre la version Playstation 3 et la version PS Vita, mon coeur balance très nettement du côté de la petite portable de Sony. L'écran OLED fait des merveilles et rend parfaitement honneur aux graphismes somptueux (je vous ais dit que le jeu était beau ?). De plus, le jeu proposant pas mal de leveling et incitant à recommencer de très nombreuses fois les niveaux, le support portable se révèle plus approprié à ce genre de démarche.

Pour l'anecdote, sachez qu'à priori, le jeu puise ses bases sur un projet initialement prévu sur Dreamcast, dont les artworks initiaux remontent à 1998. Le jeu devait alors proposer des personnages en 3D. Finalement, on aura bien fait d'attendre.
culte, indispensable !

Dragon's Crown en quelques mots

Dragon's Crown n'est pas seulement magnifiquement beau à en pleurer et se faire pipi dessus, il est en plus délicieusement old school, jouable, et addifctif au possible. Totalement indispensable.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)