Le retour du jeu d'infiltration ultime ! Depuis le temps que je l'attendais, je ne suis pas déçu !

Pas forcément évident de faire une suite à Dishonored


Le premier Dishonored avait marqué les esprits. Avec sa direction artistique très particulière et son gameplay tout aussi particulier, il n'avait pas forcément fait l'unanimité, même si la plupart des critiques étaient bonnes, voir très bonnes.

Sachez juste que si vous n'avez pas aimé le premier épisode, ce n'est pas la peine de perdre votre temps sur Dishonored 2 ! En revanche, si vous avez pris votre pied, vous aller continuer de vous faire plaisir sur ce deuxième épisode.

Dishonored 2 sur Xbox One.
Dishonored 2 sur Xbox One.

Il n'est pas un peu tiré par les cheveux le scénario ?


Pas vraiment en fait, c'est juste qu'il faut avoir fait le premier et son extension principale pour comprendre. Je ne vous spoilerai donc pas là dessus.

Ensuite, le début de l'intrigue est un peu tiré par les cheveux, c'est vrai, puisque l'on se retrouve grosso-modo dans la même merde que dans le premier épisode.

Après tout, il est question de déshonneur ; pas étonnant donc qu'une certaine redondance scénaristique soit constatée ici.

Le dossier de presse de Dishonored 2.
Le dossier de presse de Dishonored 2.

Cette fois, plutôt qu'un régicide, c'est une prise de pouvoir qui a lieu, vous mettant à la rue, vous, la petite Emily du premier épisode, depuis devenue impératrice... et dangereusement entraînée.

Mais vous pouvez également jouer Corvo, le héros du premier épisode. C'est à vous de voir, chaque personnage disposant de ses pouvoirs propres. Corvo garde les capacités du premier épisode tandis qu'Emily dispose de nouvelles spécificités particulièrement excellentes, comme celle de pouvoir lier le destin de plusieurs adversaire en même temps. En gros, vous les liez, vous en assommez ou tuez un... et les autres connaissent le même sort !

Heureusement, si le début du jeu peut sembler un peu what the fuck, la suite remet tout dans l'ordre, le scénario se précise et s'étaye au gré de l'aventure.

L'intérieur du dossier de presse, ici Emily et Corvo.
L'intérieur du dossier de presse, ici Emily et Corvo.

Un gameplay toujours aussi excellent


L'une des particularités de Dishonored, que l'on retrouve omniprésente dans ce deuxième épisode, c'est le choix.

Le choix d'opérer comme bon vous semble. Les niveaux fourmillent de possibilités et de passages, si bien que l'on finit par ne pas avoir besoin de carte pour s'orienter. On apprend le niveau, on découvre des passages et on part avec délice traquer les différentes artefacts - et notamment les fameuses runes qui nous permettent de débloquer de nouveaux pouvoirs.

Approche létale ou non létale ? C'est à vous de voir, et cela influencera également sur le scénario. Un scénario que l'on oublie relativement vite, toutefois. Et ce n'est pas un mal, tant l'épilogue est vite expédié.

Mais peu importe ! Car c'est l'épée à la main que se joue Dishonored 2, qui se plie si bien à votre façon de jouer. De mon côté, j'ai terminé le jeu en ne tuant presque personne - oui, le presque me gêne un peu, j'en suis désolé - multipliant les sauvegardes et les chargements.

Et c'est là le principal défaut du jeu : les temps de chargement si on désire procéder sans bavures. Tant pis, on prend le temps, on recommence régulièrement, et on se fait plaisir... tout simplement.

Côté durée de vie, c'est très variable, car en fonction de votre façon de jouer. En version infiltration, c'est évidemment beaucoup plus long... et encore plus si vous recherchez tous les items disséminés ça et là dans chaque niveau.

En approche discrète et en raflant l'ensemble des items du niveaux, j'ai mis environ 25 heures pour terminer Dishonored 2.
culte, indispensable !

Dishonored 2 en quelques mots

Dishonored 2, c'est du plaisir en barre. Les myriades d'approches différentes lui procurent une rejouabilité trop rare dans le jeu vidéo actuel. De plus, la direction artistique est très original, un point de plus à mettre au tableau d'un jeu qui frôle le sans fautes.

La note : 6/6 (culte, indispensable !)