Le RPG japonais n'est pas mort, Bravely Default se charge de nous le brailler haut et fort (enfin, ce sont surtout les joueurs qui se font entendre). Oui, mais il faut aussi avouer que le genre accuse pas mal de carences, que le jeu de Square-Enix n'évite pas non plus.

Décembre 2013. Les amateurs de RPG à la japonaise trépignent face à la sortie de Bravely Default, un jeu d'un genre qui n'a plus vraiment le vent en poupe. Sauf qu'ici, le souffle épique d'un Final Fantasy classique (comprenez : sans compter le treizième épisode) se fait bel et bien présent.

Cela se sent premièrement au niveau des termes utilisés dans le jeu. Quel plaisir de savoir que ce sont des plumes de phœnix que l'on va utiliser pour redonner vie à nos personnages, ou des esthers pour rependre de la magie ! En parallèle, on découvre des graphismes magnifiques, sortes de tableaux de pastels enchanteurs qui vous plongent immédiatement dans l'ambiance moyenâgeuse du titre (on pense alors à Saga Frontier 2 sur Playstation).

Bravely Default sur 3DS.
Bravely Default sur 3DS.

On découvre l'épopée d'un jeune garçon qui vient de tout perdre : une météorite s'est abattue sur son village, le laissant seul en vie à quelques kilomètres à la ronde. Il va rapidement croiser le chemin d'une vestale, chargée de rétablir des cristaux qui pourront combler le trou béant dans la terre, ancien emplacement du village du jeune garçon. Et ce n'est que le début de l'aventure.

Le scénario évolue lentement, mais sûrement. Bravely Default propose un gameplay totalement classique, que l'on trouvera par la suite parfaitement modernisé. Ainsi, les déplacements se font parfaitement bien, sans longueurs. Pour les combats aléatoires, il est possible d'en définir la fréquence, voir même de les couper purement et simplement. Cela facilite le côté exploration trop souvent limité dans les RPG.

Le système de combat allie également classicisme et modernité. Au tour par tour, on peut choisir d'accumuler un tour (Default), ou au contraire d'en prendre plusieurs d'avance (Brave). Pratique par exemple pour soigner son équipe lorsqu'un seul tour ne suffit pas après qu'un boss ait lancé une attaque dévastatrice ! In finie, cela donne aux combats un côté très tactique, que ce soit contre les boss ou contre les petits adversaires des combats ordinaires.

Graphiquement magnifique.
Graphiquement magnifique.

On peut également parler des classes de personnages, que l'on débloque tout au long du jeu, via des quêtes annexes principalement. Ces dernières sont peu nombreuses, mais toujours bien scénarisées et utiles dans l'histoire principale.
Ces classes permettent de varier le gameplay. On prend beaucoup de plaisir a les essayer et trouver la classe qui conviendra le mieux à chacun de ses personnages.

Mais il est parfait ce jeu alors ? Eh bien non... Tout du moins, il touche du doigt la perfection sur sa première moitié. La seconde, a mes yeux, aurait pu être dix fois plus courte. C'était certainement sans compter sur le désir des développeurs de faire un jeu long(uet). Une tare avouée par de nombreux classiques du genre. Du coup, on se retrouve avec des phases redondantes au possible, un scénario qui stagne et pire, dont on devine très vite les tenants et les aboutissants. Dommage, on n'était pas loin du RPG de la décennie.


L'artbook, qui était offert pour toute précommande de Bravely Default.
L'artbook, qui était offert pour toute précommande de Bravely Default.

Excellent !

Bravely Default en quelques mots

Eh oui, cinq, seulement. La faute à une seconde partie de jeu lourde au possible et totalement inutile. Plutôt qu'un jeu de 70 heures à rallonge, j'aurais préféré un jeu de 30 heures bien foutu. Reste un très bon RPG qui plaira aux puristes comme aux novices.

La note : 5/6 (Excellent !)